5 atouts importants d’une bonne personne mentore en coopération internationale


Lorsque l’on est à la recherche d’un emploi ou que l’on commence un nouveau boulot, on souhaite souvent donner une bonne impression et se démarquer de la masse par nos idées innovatrices. On se souviendra tous de ce sentiment de gratitude ressenti au moment où une personne bienveillante est venue à notre rescousse pour nous expliquer les rouages d’un métier ou les particularités d’un milieu de travail. Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ), SUCO offre aux stagiaires d’avoir accès à un mentor ou une mentore dans son domaine professionnel. Cette personne a le rôle de favoriser le développement de compétences en lien avec un domaine de spécialisation, par exemple offrir des conseils sur la réalisation d’un plan de communication,  favoriser le développement d’aptitude, comme la confiance en soi, la gestion du stress et favoriser la compréhension de la réalité d’une profession en particulier. Et vous, est-ce que vous avez les qualités pour être un bon mentor ou une bonne mentore? Vous en avez envie, mais vous doutez de vos capacités? Voici cinq atouts que vous pourriez développer en devenant une personne mentore avec SUCO.

Tout d’abord, il est important de comprendre que le mentorat est une occasion d’apprentissage autant pour la personne mentore que pour les personnes mentorées. C’est un partenariat entre deux personnes qui ont vécu des expériences similaires et dont l’une est plus expérimentée au niveau professionnel et l’autre désire apprendre. C’est à travers le dialogue, le respect et l’égalité que se développe un lien de confiance et qu’un partage de connaissances est alors possible.

1. Capacité d’écoute active

Au fil des rencontres et des discussions, il est important que le mentor ou la mentore écoute attentivement la personne mentorée pour ensuite être en mesure de l’éclairer et lui donner confiance en ses capacités sans pour autant lui dire quoi faire. Ce n’est pas tant le fait de donner ou suivre les conseils qui importe, mais plutôt le fait de poser les bonnes questions qui portent à réflexion. C’est à travers ces échanges que chaque personne en apprend davantage sur l’humain et la société tout en développant des compétences transversales. Tant les personnes mentorées que les mentors et mentores de la dernière cohorte de SUCO ont affirmé avoir amélioré leur confiance en soi, leur sens des relations interpersonnelles, et leur ouverture d’esprit.

2. Communication efficace des connaissances et de l’expertise

Le mentorat est basé sur l’expérience. La raison pour laquelle la perspective d’une personne expérimentée est préférable dans une relation de mentorat, c’est parce que les jeunes stagiaires bénéficient grandement des connaissances acquises par le mentor ou la mentore au cours des dernières années. Ils ou elles évitent donc de reproduire les mêmes erreurs, leur permettent de prendre exemple et facilitent leur développement professionnel. Ce type d’échange a d’ailleurs eu un grand impact sur plusieurs stagiaires :

«Le programme de mentorat m’a beaucoup appris sur les bonnes tactiques de communication en gestion de projets. Aussi, j’ai eu un exemple plus clair de ce que c’était un plan de projet, les étapes et des exemples spécifiques. Les sessions de mentorat étaient pleines d’exemples spécifiques documentés avec de la théorie de la part de mon mentor. Cela a eu un impact sur la suite de mon parcours, car nous avons beaucoup échangé sur le suivi-évaluation et j’ai maintenant un poste spécifiquement dans ce domaine de la gestion de projet international!» – Alexandru Beg, stagiaire en organisation d’événement et mentoré en 2018.

3. Formulation de commentaires constructifs

La personne mentore accompagne la personne stagiaire lors d’une période de transition de sa vie. Cette personne doit se réadapter à la culture canadienne après avoir vécu une expérience mémorable à l’étranger. Il est donc important d’indiquer les bonnes voies à suivre, mais surtout d’être encourageant. Pour formuler des commentaires constructifs, il est préférable de s’en tenir à des objectifs concrets pour lesquels la personne mentorée et le mentor ou la mentore peuvent identifier des actions possibles et donner de la rétroaction. Il est vrai que cette pratique requiert un investissement de temps et une certaine rigueur, mais les discussions suivantes seront bien plus pertinentes et il sera alors possible de constater les progrès. 

4. Développement du leadership et de sa capacité d’accompagnement

Être un leader n’est pas nécessairement intuitif. L’une des meilleures façons de développer cette qualité est de se sortir le nez des livres, parler des théories et échanger sur des idées. Bien que le mentorat repose en partie sur les connaissances, l’aspect psychosocial d’accompagnement est très important. Cela permet de développer son savoir-être pour devenir une personne proactive qui se soucie réellement du développement et du succès de l’autre. Un leader inspire et motive l’autre dans sa croissance personnelle en l’aidant à devenir une meilleure version de soi.

5. Faire preuve d’humilité

Eh oui! Cela vous étonne peut-être, mais chaque personne en relation de mentorat doit être capable de faire une réflexion sur ses expériences passées, autant les succès que les erreurs. C’est d’ailleurs à travers ses gaffes et sa capacité d’introspection qu’il ou elle sera en mesure de mieux aider les autres à comprendre comment réagir devant certains défis professionnels. Ces anecdotes sont souvent beaucoup plus enrichissantes pour la personne mentorée en quête de réponses pour savoir comment développer des stratégies efficaces pour régler des problèmes que la simple vantardise liée au succès.

Vous voulez vous lancer dans l’aventure?

Les professionnels et professionnelles qui souhaitent devenir une personne mentore doivent :

  1. Soumettre leur formulaire de candidature par courriel à eleonoredurocher@suco.org avant le  29 mars 2019.
  2. Participer à l’entrevue de sélection auprès de l’agente de programme en juin.
  3. Participer au webinaire de démarrage en juin, puis au jumelage.

Renseignements :
Éléonore Durocher-Bergeron
Responsable du programme stages internationaux
eleonoredurocher@suco.org
(514) 272-3019, p.224


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