Le Projet Miriam change des vies


J’ai effectué un mandat en égalité femmes/hommes dans un organisme à but non lucratif féministe au Nicaragua nommé Projet Miriam. Cet organisme a pu objectif principal la lutte contre les violences et la discrimination faite aux femmes. Dans le cadre de mon mandat, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes inspirantes au parcours unique. Par conséquent, je vous présenterai trois personnes participantes au projet, pour qui, Projet Miriam a été un point tournant dans leur vie. Des histoires de vie qui méritent d’être entendues au-delà des murs du Nicaragua.

Tout d’abord, je vous présente, Kenia Betzabeth Moreno Cruz, 21 ans, récipiendaire d’une bourse d’étude chez Projet Miriam. Elle termine ses études en ingénierie industrielle tout en élevant son enfant de treize mois. Lorsque Betzabeth a reçu la bourse d’études, elle vivait à plusieurs kilomètres de l’Université. Elle devait marcher un kilomètre et demi, alors qu’elle était enceinte, afin de pouvoir prendre un taxi ou le bus. Parfois, elle n’avait pas d’argent pour payer le transport, donc elle se rendait à pied à l’Université. Grâce à la bourse d’études, elle a pu s’acheter une moto afin de faciliter ses déplacements et pouvoir continuer d’étudier.

« Mon plus grand succès est d’avoir mon fils et d’avoir terminé mes études. Je me sens énormément fière. Je rêve d’avoir ma maison et mon entreprise. Travailler pour mon propre compte afin de pouvoir m’occuper de mon fils à la maison est mon plus grand rêve. » (Kenia Betzabeth Moreno)

(Kenia Betzabeth Moreno Cruz, Crédit photo : Audrey Perreault)

Ensuite, j’ai eu l’honneur de rencontrer Teresa Moreno Mendoza. D’après elle, au sein de Projet Miriam, elle a appris à ne pas se taire et à se lever pour ses droits. Selon Teresa Moreno Mendoza, nous apprenons que les femmes et les hommes ont les mêmes droits.  Je veux que ma fille ne soit pas égale à moi, sinon mieux. C’est pourquoi je l’ai soutenu durant ses études en l’aidant à prendre soin de son fils. Mon fils et moi avons arrêté d’étudier afin que Betzabeth (ma fille) puisse continuer à étudier.

Alba Karelia Lopez Mejia, 27 ans, est la dernière personne que je veux vous présenter. Elle a aussi été récipiendaire d’une bourse d’étude chez Projet Miriam. Elle termine ses études en travail social tout en élevant son fils de 2 ans et sa fille de 6 ans.  Alba Karelia a commencé à participer aux ateliers donnés par les éducatrices lorsqu’elle était à l’école primaire. À l’époque, elle souffrait de la violence conjugale au sein de sa famille. Elle a ensuite épousé un homme qui lui a fait subir les mêmes violences.  Pour elle, Projet Miriam a énormément contribué à transformer sa vie. C’est grâce aux ateliers reçus au fil des ans qu’elle a trouvé la force de sortir du cercle vicieux de la violence conjugale dans le but d’entreprendre des études.  

Elle a décidé d’étudier en travail social afin de faire partie de Projet Miriam et aider d’autres femmes à s’en sortir.

Alba Karelia Lopez Mejia, Crédit photo : Audrey Perreault)

« Je ne veux pas que mes enfants voient la violence faite aux femmes comme quelque chose de normal, je veux éradiquer cette façon de penser. Je veux voir les choses différemment. Je veux que mes enfants soient de meilleures personnes. » (Alba Karelia Lopez Mejia)

En conclusion, l’expérience de stage que j’ai eu la chance d’effectuer auprès du partenaire Projet Miriam m’a permis d’être sensibilisée à des parcours de vie immensément inspirants. Le partage de ces histoires de vie m’apparaissait une excellente opportunité de faire élever leur voix afin que plus de personnes soient touchées comme je l’ai été. 


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Audrey Perreault

Je fais un stage à l’international avec SUCO puisque je me sens profondément interpellée par la coopération internationale. J’ai envie d’avoir un impact sur les générations futures, auprès des communautés locales à l’étranger. Je crois que nous sommes tous des citoyens du monde et devons nous entraider afin de vivre dans un monde meilleur. De plus, je suis passionnée par les questions d’égalité entre les femmes et les hommes. J’ai un profond désir de développer mes compétences professionnelles et personnelles en travaillant en co-construction sur ce sujet avec nos partenaires du sud.

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