Jairo Restrepo Rivera, sommité internationale en agriculture biologique, de passage au Honduras le temps d’une formation

C’est donc avec grand appétit que nous avons participé à ces trois jours intensifs de formation en compagnie de quelques 60 autres producteurs et productrices


26 novembre 2019. Je suis informée que se tiendra du 27 au 29 décembre 2019 une formation sur l’agriculture biologique donnée par l’un des grands dans le domaine, Jairo Restrepo Rivera. Cet homme, d’origine colombienne et naturalisé au Brésil, a reçu le titre d’ingénieur agronome à la Universidad Federal de Pelotasqui au Brésil. Il a d’abord appris les rudiments de l’agriculture conventionnelle avant de s’intéresser à l’agriculture biologique et en faire au fil du temps sa spécialité. Après avoir réalisé des études de cycles supérieurs dans ce domaine et participé à 23 formations internationales de perfectionnement en agriculture biologique, il est devenu la référence en cette matière sur le continent latino-américain et internationalement. Il a aujourd’hui à son actif quelque 40 publications scientifiques, 16 livres et plus de 750 conférences à travers le monde.

Me trouver au Honduras en même temps que cette personne relevait de la bonne fortune. Ne pouvant laisser filer cette chance inespérée, je me suis inscrite sans tarder à cette formation, qui aurait lieu à Marcala, municipalité du Honduras reconnue comme la plus importante région caféicultrice. Et puis, à bien y penser, pourquoi ne pas offrir à Gustavo, mon homologue au Centro Cultural Hibueras (CCH) ‒ où j’effectue présentement mon stage ‒, la possibilité de bénéficier de cette formation?

Ses yeux se sont écarquillés quand j’ai prononcé le nom de Jairo, il le connaissait, bien évidemment. Il avait d’ailleurs déjà l’un de ses livres. Lorsqu’il a appris qu’il pourrait prendre part à cette formation, j’ai senti une grande fébrilité s’emparer de lui. Grâce à SUCO, l’un de ses souhaits s’apprêtait à se réaliser. Bien qu’il maitrisait déjà en partie le contenu de la formation qui serait livrée, la simple perspective de rencontrer cet homme l’enthousiasmait énormément.

C’est donc avec grand appétit que nous avons participé à ces trois jours intensifs de formation en compagnie de quelque 60 autres producteurs, productrices et agronomes honduriennes et honduriens. Jairo nous a enseigné l’art d’élaborer des biofertilisants et engrais naturels, tout cela, bien entendu, en nous faisant réfléchir sur notre façon de concevoir l’agriculture et en nous partageant sa grande désapprobation et ses critiques envers l’agriculture industrielle, qu’il connait très bien, étant passé par là. Pour moi, ces trois jours ont donné lieu à un spectacle fort réjouissant : toutes ces personnes réunies buvant les paroles de ce virtuose de l’agriculture biologique, déterminées à pratiquer l’agriculture d’une autre manière, échangeant entre elles techniques et contacts.

Pour sa part, Gustavo a été particulièrement impressionné par la quantité d’information que cet agronome est en mesure de stocker et de transmettre. Il m’a confié que ce fut pour lui la formation la plus dense et la plus complète qu’il n’eut jamais reçue, lui permettant ainsi de parfaire ses connaissances en matière d’agriculture biologique et de croitre personnellement, ce qui n’est pas peu. Depuis lors, il a même commencé à appliquer certaines techniques sur sa propre terre. Il est très impatient de pouvoir transmettre ces nouvelles notions au réseau d’agriculteurs et d’agricultrices avec lequel travaille le CCH.

Gustavo, employé du Centro Cultural Hibueras, partenaire de SUCO, Jairo Restrepo Rivera et moi-même, Flavie Gauthier Chamard, stagiaire PSIJ de SUCO

Gustavo posant fièrement avec son diplôme


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Flavie Gauthier-Chamard

Après avoir participé à deux projets Québec sans frontières (QSF), dont un au Honduras, et avoir occupé pendant un an le poste d’adjointe au programme QSF au Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke, je me sens maintenant fin prête à vivre une expérience professionnelle à l’étranger dans un domaine qui m’intéresse énormément, l’agroécologie/permaculture. Je vois donc ce stage comme une suite logique dans mon parcours professionnel et une opportunité d’apprentissage inouïe.

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