5 aliments méconnus du Pérou


Faire un stage en coopération internationale est une opportunité incroyable de faire des découvertes de tous genres : une nouvelle langue, une nouvelle culture, de nouvelles saveurs et plus encore !

Le Pérou possède une richesse gastronomique reconnue dans le monde entier. Sa diversité géographique et climatique offre une immense variété d’aliments. La présence de trois écosystèmes distincts fait du Pérou l’un des rares pays où l’on peut trouver aussi bien des aliments de climats tempérés que de climats tropicaux.

Dans le cadre de mon mandat au Pérou, j’ai eu la chance de découvrir la richesse culinaire de mon pays d’accueil et de goûter à des aliments dont je n’avais jamais encore entendu parler. Manger local est d’ailleurs une excellente façon de réduire son empreinte écologique tout en faisant de belles découvertes lors d’un stage à l’étranger.

 

Voici donc, sans plus tarder, 5 aliments péruviens méconnus à découvrir :

 

Le mashua

Le mashua est un tubercule typique de la région andine d’Amérique du

Source : Peru21

Sud s’apparentant à la pomme de terre. Sa grande

résistance au froid et aux ravageurs ainsi que sa capacité à pousser dans des sols pauvres en font un aliment bien adapté à la culture en altitude.

Le mashua constitue un aliment fondamental du régime des peuples andins du Pérou en raison de ses nombreuses vertus. Il représente une source optimale de protéines, de glucides, de fibres, de vitamines et de minéraux.

De manière générale, on le consomme en accompagnement – cuit à la vapeur ou grillé – mais on l’utilise aussi comme ingrédient dans des soupes, des ragoûts et dans certaines boissons. Son goût est légèrement piquant, similaire à celui du radis ou du raifort.

L’aguaje
Source : Liga de alimentacion

L’aguaje est le fruit d’un palmier originaire de la région amazonienne du Pérou. Il s’agit d’un aliment de base de la diète de la population locale et il représente une source de revenus importante pour les communautés de la région, principalement les femmes.

Ce fruit riche en protéines et en vitamine A peut être consommé cru ou transformé. L’une des manières typiques de le consommer est sous la forme d’une boisson appelée l’aguajina, préparée à base de pulpe d’aguaje diluée dans de l’eau à laquelle on ajoute du sucre ou du miel.

En plus de représenter une ressource pour les habitants locaux, l’aguaje joue un rôle environnemental important puisque les zones où poussent les palmiers d’aguaje contribuent à atténuer les effets des changements climatiques et constituent la base de l’alimentation de nombreuses espèces de la faune locale.

Le tocosh
Source : peru.com

Le tocosh est une préparation alimentaire traditionnelle des Andes obtenue par la fermentation de la pulpe de pomme de terre. Consommé depuis l’époque des Incas, le tocosh se distingue par son odeur et sa saveur prononcées.

Pour préparer le tocosh, on creuse un trou sur la rive d’un cours d’eau et l’on y place des pommes de terres enveloppées dans un filet de paille. Ensuite, on les recouvre de pierres pour permettre à l’eau de circuler sans que le courant déplace les pommes de terre. Celles-ci sont laissées sous l’eau pendant une période variant de deux mois à deux ans. Une fois retirées de l’eau, les pommes de terres fermentées sont séchées au soleil avant d’être prêtes à la consommation.

De manière générale, le tocosh est utilisé pour la préparation de la mazamorra de papa, un dessert populaire d’Amérique latine. La mazamorra de tocosh est d’ailleurs l’un des desserts les plus consommés dans la région andine du Pérou, notamment en raison de sa grande valeur nutritionnelle. On le retrouve aussi sous forme de poudre que l’on peut ajouter à des jus ou saupoudrer sur d’autres aliments.

Le macambo
Source : Clean plates 

Le macambo est un fruit de la même famille que le cacao qui pousse dans les zones tropicales du Pérou et d’Amérique latine. Or, à la différence du cacao, le macambo est un aliment encore peu connu.

Les peuples amazoniens l’apprécient pour ses propriétés vivifiantes et énergisantes qui fournissent l’énergie nécessaire pour affronter les longues journées chaudes. Malheureusement, ce produit peu connu risque de disparaître en raison des effets des changements climatiques et de la déforestation.

Toutes les parties du macambo peuvent être utilisées : la pulpe fraîche est utilisée pour préparer des jus de fruits, des confitures et des desserts alors que les graines rôties sont consommées seules en collations ou dans des salades et des sautés. Elles ont un goût de beurre légèrement salé.  Dans certains villages, la coquille est également utilisée pour fabriquer des objets d’artisanat.

Algarrobina (Caroube)
Crédit photo : Sergio Castillo Jiménez

L’algarrobina est un produit issu de la transformation des gousses du caroubier, arbre typique de l’écosystème de la forêt équatoriale sèche des régions côtières du nord du Pérou. Le caroubier – algarrobo en espagnol – joue un rôle prépondérant pour les communautés locales, notamment parce qu’il permet de lutter contre le phénomène de désertification.

L’algarrobina est consommée pour ses propriétés énergisantes et pour son agréable goût sucré.  C’est aussi un l’ingrédient clé du pisco algarrobina, une boisson alcoolisée typique de la gastronomie côtière du Pérou.

 

Source: Slow Food. (2017) El Arca del Gusto en Perú: productos, saberes e historias del patrimonio gastronómico. Italie : Slow Food Editore.

 


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Zoé Fahrni

J'ai toujours caressé le rêve de vivre une expérience professionnelle à l’étranger. En réalisant un stage à l’international avec SUCO, je souhaite mettre à profit mes passions et mes compétences pour appuyer des projet ayant un impact social et environnemental positif dans un contexte international.

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